Mot-clé - Réunification familiale

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10 septembre 2019

Des enfants arrachés à leurs familles pour en faire des petits voleurs à Kinshasa !

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Enfants victimes de trafic d'enfants à Kinshasa, RD Congo Ndako Ya Biso a réalisé du 27 août au 2 septembre 2019 une mission de rapatriement de sept enfants enlevés à leurs familles à Tshikapa, à 1200 km de Kinshasa, pour en faire des petits voleurs dans la capitale. Ce sont des enfants dont l’intervalle d’âge varie entre 10 et 16 ans. L'analyses de leurs témoignages permet de distinguer deux catégories parmi ces enfants victimes de trafic : ceux qui vivaient déjà dans la rue à Tshikapa, qui sont tombés facilement dans les pièges des bourreaux qui les ont kidnappés, leur faisant croire que, une fois à Kinshasa, ils vivraient dans des meilleures conditions. Et ceux qui étaient en famille, qui ont été enlevés après avoir été drogués à la suite d’une piqûre.

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22 mai 2019

Kinshasa : Matondo, accusé de sorcellerie

Nous vous livrons ces témoignages pour vous montrer la diversité des souffrances que vivent ces enfants des rues mais aussi l'espérance que nous cherchons à leur rendre.
Merci d’être présents à nos côtés pour les aider  !

Pour nous aider, vous pouvez parrainer les enfants des rues de Kinshasa.

Matondo, enfant des rues de Kinshasa

Matondo

Né à Tshikapa au Kasaï, à 1500km de Kinshasa, Maton est un petit garçon de dix ans, l’aîné de deux enfants. Ses parents sont venus s’installer à Kinshasa et le papa est devenu pasteur d’une Eglise de réveil. Mais quelque temps après, il est tombé malade et a perdu la vue. La maman a alors accusé Matondo d’être le sorcier qui a causé la maladie de son père et l’a chassé de la maison. Matondo, qui est un enfant très éveillé et parle bien le français est allé dénoncer sa famille au tribunal pour les enfants et le tribunal l’a ramené chez lui. Mais la maman n‘a pas voulu le garder et l’a encore une fois renvoyé dans la rue.

Cette fois-ci, Matondo s’est dirigé vers le centre Ndako Ya Biso. Il nous a raconté son histoire en affirmant ne plus vouloir vivre avec ses parents. Son souhait le plus cher étant de retourner à Tshikapa chez sa tante, nous avons pris contact avec cette dame qui nous a confirmé qu’elle accueillerait son neveu avec joie. A notre demande, elle a fait établir les papiers nécessaires pour officialiser la garde.

Matondo reste provisoirement hébergé dans notre centre en attendant que nous trouvions un moyen sûr pour le conduire chez sa tante à Tshipaka

15 mai 2019

Kinshasa : Sarah et ses soeurs, enfants martyrisées

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Sarah, Esther et Rachel, enfants abandonnées à Kinshasa

Sarah

Âgée de 15 ans, Sarah est orpheline de mère. Nous n’avons aucune information sur son père qui a abandonné la maman avant même la naissance de Sarah.
Plusieurs années après, la maman a eu deux autres petites filles prénommées Esther et Rachel, avec un autre homme qui vit actuellement au Nord-Kivu.
Esther a aujourd’hui 8 ans et Rachel 6 ans.

La famille vivait alors Kisangani dans la province de Tshopo, au Nord-Est du pays quand la maman est subitement décédée d’une maladie des mains.
Après les obsèques, les tantes maternelles ont emmené les trois sœurs avec elles à Kinshasa. Mais la discorde est rapidement intervenue entre les tantes, aucune d’entre elles ne voulant prendre en charge les enfants.

Alors elles ont déclaré que le comportement des filles était suspect, faisant courir la rumeur qu’elles étaient ensorcelées, les accusant d’avoir fait mourir leur mère.
Un jour, les tantes ont conduit de force les enfants dans une église du réveil à triste réputation, affirmant qu’elles étaient des sorcières et qu’elles devaient rester là pour être exorcisées.

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11 mai 2019

Kinshasa : Obed, poussé dans la rue par la misère

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Obed, enfant des rues de Kinshasa

Obed

Âgé de 12 ans, Obed est le deuxième d’une famille de cinq enfants. Le papa a quitté la famille pour prendre une autre femme, laissant la maman sans ressources pour nourrir sa famille. C’est ainsi que le frère aîné est parti dans la rue, bientôt imité par Obed et son petit frère qui ont commencé à vendre des sachets en plastique au marché Ngaba. Obed épargnait l’argent de ses ventes chez un commerçant et quand il atteignait deux ou trois mille francs, l’équivalent d’un euro, il allait les donner à sa maman qui était enceinte.

Nous avons trouvé les deux frères menant leur petit commerce sur le marché, nous les avons écoutés et nous sommes allés rencontrer leur maman. Au terme d’un patient dialogue, nous avons pu lui ramener les deux enfants ; nous sommes ensuite allés à la recherche du grand frère, nous l’avons trouvé et nous l’avons ramené lui aussi à la maison, le jour même où la maman a accouché de son cinquième enfant. Obed ne va plus vendre sur le marché, il est maintenant scolarisé en 3ème année primaire et obtient de très bons résultats.

Grâce au microcrédit que nous avons apporté à la maman, elle a pu reprendre un petit commerce et faire ainsi vivre toute sa famille.

5 mai 2019

Kinshasa : Gédéon, torturé pour "sorcellerie"

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Gédéon, enfant des rues de Kinshasa

Gédéon

Âgé de 12 ans, Gédéon est l’aîné de deux enfants restés avec leur maman au divorce de leurs parents. Rapidement, la maman s’est trouvée sans ressources, contrainte d’abandonner ses enfants dans la famille du papa.
Mais celui-ci s’était remarié et sa nouvelle femme ne voulait pas des enfants. Elle a commencé à les accuser de sorcellerie, prétendant que c’étaient eux qui empêchaient leur père de trouver du travail.

Gédéon et son frère ont été conduits dans une église pour « les délivrer de leur sorcellerie ». Ils y ont été torturés pour qu’ils avouent être des sorciers. Ne supportant pas ces supplices, Gédéon a fui dans la rue. Grâce à des camarades, il a entendu parler du centre Ndako Ya Biso et est venu spontanément nous rejoindre. Nous l’avons accueilli et écouté puis nous sommes allés voir le papa et sa femme. Nous avons essayé de les sensibiliser, de les aider à comprendre que l’absence de travail est une situation normale à Kinshasa et pas la conséquence d’une sorcellerie.

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28 avril 2019

Kinshasa : Edwige, fille des rues stigmatisée par ses frères

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Edwige, fille des rues de Kinshasa apprentie couturière

Edwige

Âgée de 14 ans environ, Edwige est la plus jeune d’une famille de 7 enfants originaire de Kinshasa. Alors qu’elle avait 6 ans, ses parents sont morts et elle a été placée chez une de ses tantes au Congo Central.

L’an dernier, sa tante l’a tenue pour responsable du décès d’une des ses cousines, elle l’a accusée de sorcellerie et l’a renvoyée à Kinshasa. A son arrivée, ses frères l’amenèrent à l'église de réveil de leur oncle pour la délivrer de sa sorcellerie, mais l'oncle ne réussit pas à exorciser la fille, il prétendit qu'elle avait une grande sorcellerie et la chassa de son église.

Ses frères ont récupéré Edwige pour l'amener dans une autre église mais comme le pasteur n'arrivait pas non plus à la délivrer, ils la ramenèrent en famille. Peu de temps après, une autre cousine décéda et Edwige fut chassée de la maison. Elle se retrouva dans la rue au rond point Ngaba, ce sont les policiers qui l'amenèrent au centre Ndako Ya Biso.

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10 mars 2019

Centres d'accueil Bumi en RDC : quelques histoires d'enfants

comment aider les orphelins d'Afrique

Plus de 700 enfants bénéficient directement de l’aide apportée par BUMI aux plus vulnérables dans le cadre de ses écoles, du Centre d’Accueil de Kamalondo et du Village d’Enfants de Karavia.
Et ce nombre ne cesse d’augmenter, malgré les réunifications familiales que l’association réussit à effectuer au fil des mois. Enfants abandonnés, enfants des rues et orphelins arrivent régulièrement, accompagnés le plus souvent par les services sociaux de la commune.
Bébé orphelin d'Afrique recueilli au Village d'Enfants BUMI de Karavia en RD Congo En 2018, six nourrissons sont venus augmenter le nombre des jeunes pensionnaires du Village d’Enfants de Karavia. Leurs histoires sont bien tristes, ce sont le plus souvent des enfants handicapés qui nécessitent une prise en charge adaptée.

Recommandé par le Ministère Genre et Famille, Raphaël est arrivé en Juin 2018. Raphaël présente une malformation des membres supérieurs, il a de petits bras avec deux petits doigts sans avant-bras ni mains. Ceci mis à part, il est en bonne santé.
Benoît a été abandonné par son père à BUMI en septembre 2018 et la petite Sudila a été purement et simplement jetée dans la cour de BUMI le 5 novembre 2018.

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26 octobre 2017

Réinsertion des enfants des rues au Rwanda

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Les familles et le Point d’Ecoute main dans la main
Enfants vulnérables et enfants des rues de Gisenyi au RwandaLa problématique des enfants des rues à Gisenyi a beaucoup évolué ces dernières années. Agissant de concert, les autorités administratives et les acteurs de la société civile ont mis en place des plans d’action pour tenter de résoudre ce problème. Avec l’aide de la police, tout est mis en œuvre aujourd’hui pour qu’il n’y ait plus d’enfants qui passent la nuit dans la rue.

Mais la cause qui conduit un enfant dans la rue reste toujours la même, douloureusement présente : la misère au sein de sa famille et le besoin de recherche de nourriture. Ce phénomène est encore plus marqué quand la maman est seule pour élever ses enfants.

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9 octobre 2017

Kinshasa : deux millième enfant réintégré dans sa famille

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Christel, 2000ème enfant des rues réinsérée en famille par le Centre Ndako Ya Biso à Kinshasa Ce 9 octobre 2017, pour la 2000ème fois, notre centre d'accueil pour enfants de la rue Ndako Ya Biso a pu réintégrer un enfant dans sa famille. Le bourgmestre de notre commune de Makala a tenu à nous accompagner et à témoigner devant la télévision locale de l’importance de notre travail.

2000 enfants réintégrés en 13 années, avec un taux moyen de rechute de 10% seulement, ça peut paraître une goutte d'eau dans la mer, mais c’est une joie et une vraie espérance pour tous ces jeunes qui ont retrouvé leur place dans le groupe familial, leur dignité et un avenir professionnel.

Il s'agissait cette fois-ci de Christel Vividila, âgée de 13 ans, aînée de 4 enfants. Ses parents se sont séparés lorsqu'elle avait cinq ans, chacun s'est remarié avec un nouveau partenaire. Christel est d'abord restée chez son papa, puis elle est partie vivre quelques années chez sa tante paternelle avant de revenir chez le papa. Scolarisée en école primaire, elle n'était pas très bien suivie par sa famille et ne manifestait pas grand goût pour les études. Entraînée par une amie, elle s'est mise à fréquenter une bande de jeunes de la rue, à prendre de mauvaises habitudes et à s'initier au vol …

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31 août 2016

Microcrédits pour les mamans, quelles perspectives ?

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Chaque année, Ndako Ya Biso arrive à réunifier près de 200 enfants de la rue auprès d’un membre de sa famille. Pour stabiliser la réunification et éviter la rechute de l’enfant dans la rue, différents outils sont utilisés et spécialement les six suivants : la scolarisation de l’enfant, la formation professionnelle du jeune âgé de plus de 15 ans, le microcrédit accordé à la maman responsable de l’enfant, la garantie locative apportée à la famille afin de l’aider à trouver un meilleur logement, la gestion des conflits familiaux et les rencontres d’échange entre parents.
Enfant des rues de Kinshasa réunifié dans sa famille

Visite de deux éducateurs dans la famille d’un enfant des rues réunifié

Les enfants qui vivent au Centre on fêté Noël et Nouvel An eux aussi. Ils ont revêtu ces jours-là les habits neufs que nous avons pu leur donner grâce à vos cadeaux et vos dons pour ces fêtes de fin d’année.

Près de 300 crédits sont octroyés chaque année aux mamans des enfants : un premier crédit de 40$ est accordé après (et si possible même avant) la réunification de l’enfant dans la famille en vue de favoriser le démarrage ou la reprise de l’activité génératrice de revenus de la maman. Si elle gère bien son activité et rembourse bien son premier crédit, elle peut recevoir un 2ème crédit d’un montant plus élevé, de 60$ à 100$.

L’accent est surtout placé sur le travail de la maman : bonne identification de la marchandise et du lieu de vente, formation à la gestion des stocks et des finances, suivi régulier de cette gestion. Une journée de formation est donnée aux mamans avant qu’elles ne reçoivent le crédit.

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6 juillet 2016

Et si nous faisions en sorte qu’il n’y ait plus d’enfants des rues à Gisenyi ?

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Les jeux des enfants des rues au Rwanda Faire en sorte qu’il n’y ait plus d’enfants qui vivent dans la rue : c’est la mission que se sont donnée le Point d’Ecoute et SOS Enfants. Mais le chemin est long et semé d’embuches.

Depuis toutes ces années, bon nombre d’enfants ont retrouvé leur famille. Le Point d’Ecoute poursuit son accompagnement pour s’assurer que l’enfant va bien et que ses relations avec les siens sont bonnes. Mais les conditions de vie restent difficiles. La faim qui avait poussé l’enfant à partir dans la rue est trop souvent l’élément qui met en péril la stabilisation de la famille. Les mamans seules qui élèvent leurs enfants sont souvent dépassées et quand la maladie survient, c’est tout le fragile équilibre qui s’effondre.

Aujourd’hui, on assiste à une recrudescence du nombre d’enfants quittant leur famille. Les principales causes peuvent être le décès d’un des parents, voire des deux, ou encore l’incapacité des parents à trouver un travail régulier. Les mauvaises conditions de vie ne font alors que s’aggraver.

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13 février 2016

Enfants des rues de Kinshasa : petit bilan de l’année 2015

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Des enfants des rues du Centre d'Accueil Ndako Ya Biso à Kinshasa Voilà la nouvelle année déjà bien entamée, quand vous repenserez aux cadeaux reçus pour Noël et Nouvel An, ayez une petite pensée pour vos amis, les enfants de la rue de Kinshasa !

Les enfants qui vivent au Centre on fêté Noël et Nouvel An eux aussi. Ils ont revêtu ces jours-là les habits neufs que nous avons pu leur donner grâce à vos cadeaux et vos dons pour ces fêtes de fin d’année.

Comme déjà à plusieurs reprises, nous avons lancé l’opération pas d’enfant dans la rue pour le 25 décembre » en demandant aux familles de la paroisse si elles pouvaient accueillir un enfant pour la journée de Noël. Une trentaine de familles ont accepté de recevoir un enfant. Mais nous avons auparavant dû rassurer les enfants qui craignaient de partir dans ces familles : « ils vont nous injurier et nous battre comme nos propres familles ».

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15 octobre 2015

Le parcours de réinsertion d’un enfant soldat

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Enfant soldat démobilisé de Goma montrant son attestation de démobilisation Pour les enfants soldats, la sortie des groupes armés peut prendre plusieurs formes. Elle elle peut être générale et êintervenir à l’issue de médiations menées avec un groupe ; elle peut aussi être individuelle, l’enfant s’échappe et rejoint un Centre de Transit et d’Orientation (CTO). Dans les deux cas, l’enfant remet les armes et se voit remettre une Attestation de Sortie des Forces ou Groupes armés.

Ensuite, évidemment, le parcours est un chemin individuel sur lequel chacun avance à un rythme qui lui est propre  : il y a tant de facteurs personnels ! Mais l’accueil dans le CTO permet de faire une analyse individuelle des capacités de l’enfant à retourner dans la vie civile.

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11 mars 2015

La nouvelle année 2015 des enfants du Centre Ndako Ya Biso

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Les débuts d’année créent à chaque fois beaucoup d’espoir chez les enfants comme chez les adultes. Chacun prend des résolutions pour rendre meilleure l’année à venir. 2015 n’a pas échappé à la tradition : les derniers jours de 2014 du Centre Ndako Ya Biso ont été consacrés à préparer la fête de la nouvelle année et la rencontre des enfants avec leur famille à l’occasion du 1er janvier.
Repas de fête de Nouvel An pour les enfants des rues du Centre Ndako Ya Biso à Kinshasa Le 31 décembre, une grande fête réunissait toute la famille Ndako Ya Biso, éducateurs, enfants, garçons et filles, pour célébrer la nouvelle année. A midi, nous étions tous invités à partager un moment de joie, de rires et d’amitié autour d’un bon repas arrosé de bouteilles de coca. La fête s’est prolongée par des danses et des chants, ponctués de souhaits de bonne année 2015. Tout le monde était content et heureux, chacun a pu oublier un peu ses soucis…

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19 mars 2013

Kinshasa : Kasondo, enfant des rues devenu brillant élève

Kasondo, enfant des rues de Kinshasa

Kasondo,
enfant réinséré

Kasondo a 17 ans. Il est le 3ème d'une famille de 5 enfants. A la mort de son père, en 2003, suivant la coutume, la famille paternelle est venue prendre tous les biens de la famille et chasser la maman et ses enfants de la parcelle familiale.

La maman n’a eu d’autre solution que d’aller rejoindre son frère dans un quartier périphérique de la ville, mais celui-ci était dépourvu de toutes ressources. Kasondo a alors été obligé d'abandonner l'école, il n'avait plus aucune occupation et il a commencé à descendre dans la rue. Il allait dans les petits restaurants autour du marché où il pouvait manger en échange de petits travaux comme faire la vaisselle. Au fil des jours, il rentrait de moins en moins chez lui et il a fini par rester définitivement dans la rue

Nous avons fait sa connaissance en 2008, il nous a donné l'adresse de sa maman qui était très heureuse de retrouver son fils. Nous avons alors inscrit Kasondo dans une école. Et depuis lors, il s’est montré très motivé par les études. Il n'a jamais manqué un jour d’école et a toujours été parmi les 3 premiers de sa classe, malgré les conditions difficiles à la maison.

Cette année, il est en 5ème année secondaire et au premier trimestre, il était une fois de plus 2ème de sa classe.
Sa famille est très fière de lui et espère pour son avenir. Il voudrait pouvoir faire des d'études d'infirmier pour pouvoir soigner les autres.

Pour nous aider à sauver d'autres enfants comme Kasando, vous pouvez parrainer nos
enfants des rues de Kinshasa.

31 janvier 2013

Kinshasa : La vie des enfants des rues au Centre Ndako Ya Biso

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Durant le dernier trimestre de l’année 2012, nous avons suivi environ 500 jeunes garçons et 70 jeunes filles.
Accueil des enfants des rues au Centre Ndako Ya Biso à Kinshasa
Chaque mois, nous rencontrons d’autres jeunes en rupture familiale et sociale mais la prise de contact avec les nouveaux identifiés n’est pas toujours facile car ces jeunes sont très méfiants. Se faire accepter d’eux est un travail de longue haleine…

« Réunification » des enfants de la rue dans leur famille

Au cours de ce dernier trimestre, nous avons réussi à « réunifier » dans leur famille, une trentaine de garçons et une quinzaine de jeunes filles. Pour nous, cette réunification est une étape importante dans la vie des enfants et une première victoire. Le challenge est d’arriver à ce qu’ils se maintiennent dans leur famille car c’est malgré tout, le meilleur moyen qu’un jeune parvienne à se réinsérer dans la vie, et ce malgré la misère des familles.

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10 janvier 2013

Fête de Noël pour les enfants des rues de Kinshasa

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Distribution de vêtements neufs pour le Noël des enfants des rues du Centre Ndako Ya Biso à KinshasaLe 24 décembre, les nouveaux habits achetés pour les enfants grâce à l'aide des parrains et marraines leur ont été offerts. Notre devise pour Noël cette année était, comme l’an dernier :

PAS D'ENFANTS DANS LA RUE LE JOUR DE NOËL !

Comme l’an dernier, nous avons contacté des familles pour leur demander d’accueillir nos enfants. C’est ainsi que, le 25 décembre, les enfants des rues du Centre Ndako Ya Biso ont été placés dans les familles d’accueil volontaires pour la journée de fête. Aucun enfant n’a été laissé de côté. A leur retour, le soir, aussi bien les enfants que les familles étaient ravis de la journée.

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31 décembre 2012

Rwanda : enfants des rues réinsérés ce trimestre

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Enfants réinsérés lors d'un rassemblement des enfants des rues au Point d'Ecoute
Durant les derniers mois de l’année 2012, nous avons eu la joie de ramener dans leur famille vingt enfants qui avaient fui dans la rue simplement pour venir y trouver de quoi manger.
Ils vont reprendre le chemin de l’école dès la rnetrée de janvier, conscients que la clé de leur avenir passe par là.
Les animateurs ont mené un suivi très strict des enfants, aussi bien au niveau de la famille qu’au niveau de l’école, pour s’assurer que la réinsertion se faisait bien. Les enseignants apprécient que le Point d’Ecoute suive et facilite le retour de l’enfant à l’école. Quelle que soit la durée de son séjour dans la rue, l’enfant noue toujours des liens forts avec l’animateur : c’est celui qui l’a écouté, qui lui a tendu la main au moment où il était rejeté de tous. Et l’enfant est rassuré de voir que son animateur continue de s’intéresser à lui et de le protéger.

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28 août 2012

Colonie de vacances pour les enfants des rues de Kinshasa

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Enfants des rues de Kinshasa Depuis plusieurs années, durant les grandes vacances d’été, le centre d’accueil des enfants des rues Ndako Ya Biso organise une colonie pour aider les enfants à prendre confiance en eux, affirmer leur volonté et résoudre les multiples conflits qui bouillonnent en eux et autour d'eux, dans leur univers familial et social.
Ce n'est en effet qu'à cette condition qu'ils parviendront à restaurer leur personnalité et reconstruire leur identité.

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20 décembre 2011

Kinshasa : Réunion avec les pasteurs des églises de Makala

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Ndako Ya Biso, repas des enfants des rues de Kinshasa Pour faciliter la prise en charge des enfants accusés de sorcellerie et améliorer l'aide qui leur est apportée, dans le cadre des activités du trimestre, nous avons organisé une réunion dont le thème portait sur ce que les responsables des églises locales peuvent faire pour éviter que les enfants quittent leur maison familiale. Divers problèmes ont été identifiés lors des discussions, des ébauches de réponses et des propositions positives et encourageantes en sont ressorties. Un bref résumé des échanges :
Problèmes conduisant les enfants dans la rue
  1. La séparation des parents : Les conditions de vie très difficiles augmentent les conflits et les violences qui conduisent à la séparation des parents découragés. Les enfants sont victimes de cette séparation. Souvent la nouvelle femme du papa n’accepte pas les enfants de la femme précédente, les persécute et découvre qu’ils sont sorciers, mais c’est en réalité une manière de se débarrasser d’eux.
  2. La misère familiale : Dans plusieurs familles, il n’y a plus rien à manger et les enfants ne peuvent même plus aller à l’école à cause des frais scolaires. Cette situation est liée à la maladie d’un parent, ou au fait que les parents n’ont pas réussi à trouver les moyens de se débrouiller dans la vie. Parfois l’enfant réside chez un grand parent ou un oncle trop âgé et fatigué, qui n’a plus l’énergie nécessaire pour travailler et personne pour le prendre en charge.
  3. La mauvaise éducation : Les parents vivant dans des conditions très difficiles sont très souvent absents, loin de la maison pour chercher quelque chose pour leur famille. Aussi, ils suivent peu l’éducation de leurs enfants, et quand ils sont à la maison, après toutes les violences subies par eux-mêmes, ils se défoulent sur leurs enfants. Les enfants, ne ressentant ni affection ni autorité, ne trouvent plus leur place dans leur famille et cherchent à se débrouiller en faisant n’importe quoi parfois en volant leurs parents. Les enfants ressentant une absence d’affection développent des réactions de violence et font leurs besoins au lit, par exemple. Ils sont alors vus comme anormaux et accusés de sorcellerie.
  4. Le décès d’un parent : Les orphelins sont confiés à un membre de la famille qui a déjà sa propre charge de famille et n’a pas les moyens suffisants. Des membres de la famille dénoncent alors l’orphelin comme un sorcier qui a mangé son parent et on le met dehors ou on le confie à une Eglise pour l’exorciser.

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